MHIST

Suivez-nous

Inscrivez-vous à notre infolettre

Archives

Trésors préservés, histoire révélée : Fonds de la Sherbrooke Laundry and Dry Cleaners LTD

8 octobre 2024

La Sherbrooke Steam Laundry ouvre ses portes en 1890, de l’initiative de W.B. Neil. Situé sur la rue King, le commerce est le premier de son genre à Sherbrooke. À peine quatre années plus tard, l’entreprise déménage sur la rue Frontenac pour être, en 1902, vendue à MM. E.M. Terry et A.R. Smith.

En 1920, la buanderie change une fois de plus de propriétaire. Il s’agit, cette fois-ci, d’E.A. Lothrop qui, de 1898 à 1905, est à la tête de l’Electric Laundry, puis de la City Steam Laundry qui devient, finalement, la Lothrop’s Steam Laundry & Dye Works. C’est donc riche de cette expérience que Lothrop prend en charge l’entreprise. Au cours de l’année 1927, la buanderie est transférée au fils de ce dernier, Nelson Lothrop, et devient la Sherbrooke Laundry & Dry Cleaners Ltd. La compagnie offre de nombreux services, notamment une buanderie, le nettoyage à sec et la teinture des vêtements, l’entreposage de fourrures ainsi que la location de linges et vêtements à divers commerces, restaurants et hôtels. Bien qu’une stabilité s’établit au sein de l’administration de l’entreprise, il n’en est pas nécessairement de même pour sa raison sociale. Ainsi, en 1967, elle devient la Sherbrooke Laundry Inc., la Buanderie Sherbrooke Laundry Inc. en 1969 et, en 1991, la Buanderie Sherbrooke Inc. Malgré tous ces changements, l’entreprise ferme ses portes du 353 rue Frontenac, en 1995, plus d’un siècle après son ouverture. L’édifice est vendu par Ashford Lothrop en 1998, un an après le décès de son frère Nelson Lothrop. C’est la Buanderie de l’Estrie Nettoyeur Enr., alors située sur la rue de l’Assomption, qui s’en porte acquéreur.

Le fonds a été cédé par Ashford Lothrop en 2004. Il est constitué de 10,1 cm de documents textuels, de 26 documents iconographiques et de deux plans. Outre ses photographies, l’intérêt du fonds réside surtout dans ses documents textuels. Ces derniers sont composés de correspondance, de livres de paye, de grands livres, d’états financiers, de baux entre la compagnie et la ville et de différents documents promotionnels. Il est également très intéressant de consulter les plans de réfection du bâtiment datant de 1949 ainsi que le carnet d’échantillons de tissus et produits qui, lui, date de 1933.

Le fonds de la Sherbrooke Laundry and Dry Cleaners Ltd est des plus intéressants puisqu’il documente une industrie peu commune et surtout, très nichée, sur le territoire sherbrookois. Le fait que celle-ci ait franchi le cap du siècle d’existence ajoute grandement à sa particularité.

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur les commerces locaux, n’hésitez pas à venir consulter nos fonds et collections. L’équipe se fera un plaisir de vous assister dans vos recherches!

Découvrez nos autres articles

    Fleurs et jardins : la floraison d’une ville industrielle

    En cette période estivale, les jardins et les plates-bandes se verdissent et fleurissent, alors que les Sherbrookois et Sherbrookoises, fidèles à leurs habitudes initiées il y a environ deux siècles, s’adonnent à l’aménagement paysager.

    En savoir plus

    Parcelles d’histoire(s), les collections du Mhist mises en scène

    Une fois intégrés aux réserves d’un musée, qui assurent leur pérennité, que se passe-t-il avec les artéfacts? Sombrent-ils dans l’oubli? Est-ce qu’ils ont la chance de reprendre vie? De concrètement témoigner de leur passé?

    En savoir plus

    Le temps des sucres : entre savoir-faire, nécessité, économie régionale et expérience sociale

    Bien ancré au cœur des activités distinctives du Québec, le temps des sucres est en fait un héritage de savoir-faire autochtones. Il est difficile de situer à quand remonte le début de ces pratiques chez les Premières Nations. Toutefois, plusieurs légendes autochtones attestent du caractère ancestral de la cueillette et de la consommation de l’eau d’érable. À travers les relations entre les peuples autochtones et les colons français, la transmission se fait rapidement. En fait, certaines sources européennes affirment que même Jacques Cartier aurait goûté à l’eau d’érable lors de ses explorations entre 1534 et 1542…

    En savoir plus