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Trésors préservés, histoire révélée : Le fonds Marguerite Morisset-Leclaire

31 janvier 2024

Née à Ottawa en 1906, Marguerite Morisset-Leclaire est mieux connue sous le nom de « Tante Margot ». Bien qu’elle passe huit années de sa vie au service de Bell Canada, c’est en tant qu’instigatrice d’une des premières maternelles privées québécoises, inspirée des kindergardens de l’Ontario, que l’on se souvient d’elle. À son arrivée à Sherbrooke, elle fonde le Jardin des Tout-Petits, qui voit officiellement le jour en 1944.  L’enseignement qu’elle y prodigue, durant plus de vingt ans sur la rue Alexandre à Sherbrooke, puis la rue Ball, au sous-sol de l’Église du Christ-Roi, à l’école Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et, finalement, au Centre des loisirs Sainte-Jeanne-d’Arc, est principalement axé sur les arts. Le théâtre fait d’ailleurs partie de ses plus grandes passions. Il semble que ce soit une affaire de famille puisque que son frère, Louis Morisset, est l’un des auteurs et scénaristes du feuilleton Rue des Pignons, diffusé sur les ondes de Radio-Canada entre 1966 et 1977. En plus de diriger sa maternelle, Marguerite Morisset-Leclaire offre des cours d’appoint et des cours de diction à travers l’École de diction et du Bon parler français de Sherbrooke, qu’elle met sur pied en 1946. Marguerite Morisset-Leclaire est également directrice du Cercle théâtral de Sherbrooke, de 1944 à 1952, en plus d’assurer une présence continue à la radio, avec le Rendez-vous juvénile, de 1945 à 1950, et à la télévision, avec L’heure de Pierrot, de 1960 à 1964.  Le comédien Jean Besré fait partie des enfants qui côtoient Marguerite Morisset-Leclaire à cette époque. Il se rappelle, quelques années après le décès de cette dernière, qu’elle a grandement contribué à son amour du théâtre et à son désir de pratiquer le métier d’acteur.

Reconnue à maintes reprises pour le travail qu’elle accomplit auprès des arts et de la langue française, elle reçoit la Médaille Saint-Michel, en 1951, la médaille de l’Ordre des filles d’Isabelle, en 1971, le prix Juge-Lemay, en 1978, et le prix du Conseil de la vie française, en 1993, pour ne nommer que ceux-là.

Encore jeune de cœur, elle prend une retraite bien méritée en 1992 et décède cinq ans plus tard, à l’âge de 91 ans. L’héritage qu’elle lègue à la ville de Sherbrooke, et au Québec entier, n’a d’égal que la passion qu’elle porte à la petite enfance, au théâtre et à la cause du français.

Le fonds a été cédé au musée par Marguerite Morisset-Leclaire en 1996 et est composé de plus de 90 cm de documents textuels, de près de 200 documents iconographiques, de 52 livres et de plus de 500 objets. D’ailleurs, la majeure partie des jouets de la collection du Mhist provient du fonds Marguerite Morisset-Leclaire. Peut-être les avez-vous déjà admirés lors de nos expositions de Noël!

L’importance du fonds relève, en partie, de la collection d’objets légués, mais également, et surtout, des documents textuels qui nous renseignent grandement sur le parcours professionnel de cette grande dame de l’enseignement, sur la pédagogie mise en place au Jardin des Tout-Petits ainsi que sur son approche et son amour pour le théâtre. Si vous désirez en apprendre davantage sur cette pionnière de l’enseignement préscolaire et sur l’histoire de Sherbrooke, venez consulter nos archives. L’équipe sera ravie de vous accueillir et de vous aider dans vos recherches!

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