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Un geste de charité comme cadeau de Noël

8 Décembre 2020

À l’approche des fêtes de Noël et de fin d’année, le désir de « faire sa part » pour aider les plus démunis se fait plus fort. Au fil du temps, plusieurs organismes et comités sherbrookois mettent sur pied des activités qui permettent d’offrir un peu de réconfort aux personnes hospitalisées, institutionnalisées, ou encore aux familles dans le besoin. Certaines de ces initiatives ont évolué, mais sont toujours d’actualité.

UN NOËL À L’HÔPITAL  

La période des fêtes est particulièrement difficile pour ceux et celles qui ne peuvent être entourés de leur famille, parce qu’ils n’en ont tout simplement pas ou parce qu’ils sont hospitalisés. Au cours des années 1940 et 1950, le Comité du Bien-être des patients du Sanatorium Saint-François, établissement annexe de l’Hôtel-Dieu inauguré en 1944, se fait un point d’honneur à organiser des festivités pour ses occupants souffrant de tuberculose. Le quotidien La Tribune rapporte dans son édition du 21 décembre 1951 les grandes lignes de la fête annuelle. On apprend alors qu’un gigantesque sapin, tout illuminé, trône dans la cafétéria, transformée pour l’occasion en salle de réception, alors que des chants de circonstances mettent la touche finale à une ambiance des plus gaies. Au cours de l’après-midi, des membres du Comité procèdent à la distribution de cadeaux pour tous les pensionnaires. Quelques heures de réconfort pour oublier les longs mois de convalescence nécessaires à la guérison de la « peste blanche ».

Les clubs des raquetteurs, dont le Tuque Rouge, participent, au cours des années 1920 à 1960, à des événements similaires, mais à l’hospice du Sacré-Cœur. Friandises, gâteaux, chapelets et cigarettes – pour les adultes, bien entendu – sont alors remis aux orphelins et aux handicapés logeant à l’institution de la rue Belvédère Sud. De son côté, le Jeune Commerce visite les enfants malades de la Société de Réhabilitation de Sherbrooke et organise une journée de réjouissance pour les jeunes pensionnaires. Distribution de cadeaux et chants de Noël sont alors au rendez-vous!

UN RÉVEILLON EN CADEAU POUR LES FAMILLES DÉMUNIES 

La tradition des cadeaux de Noël prend beaucoup d’importance dans le cœur des enfants à partir de la fin du 19e siècle. Dans les familles qui peinent à nourrir leur petit monde, les enfants ont toutefois bien peu d’espoir d’avoir un jouet dans leur bas de Noël. En 1924, les Boys Scouts de Sherbrooke mettent sur pied un projet alliant charité et habileté manuelle; en réparant les vieux jouets récupérés auprès des Sherbrookois, ils permettent à des enfants démunis d’avoir au moins un jouet à Noël! En 1935, c’est 1 000 jouets que les scouts redistribuent. Dix ans plus tard, la contribution des scouts est d’ailleurs soulignée par le maire de Sherbrooke, Guy Bryant, à l’occasion de l’inauguration de leur atelier de réparation.

C’est à peu près à cette époque que les pompiers de la caserne numéro 4 commencent également à s’impliquer dans la collecte de jouets endommagés; ils les réparent alors que le Jeune Commerce en fait la distribution aux enfants tuberculeux de la Société de Réhabilitation de Sherbrooke, puis aux enfants défavorisés de la ville. Au fil des années, la Campagne de jouets des pompiers de Sherbrooke prend de l’ampleur. En 1954, plus de 2 500 jouets sont distribués; en 1961, c’est une quarantaine de camions remplis de jouets de toutes sortes qui sillonnent les rues de la ville. Depuis plusieurs années déjà, ce sont des jouets neufs qui sont remis aux quelques 800 familles de la région qui en font la demande. Ces achats sont rendus possibles grâce à des collectes de fonds auprès de la population et à des partenariats avec diverses entreprises régionales.

Mais il n’y a pas que les présents qui font de Noël un moment spécial, il y a aussi le repas du réveillon. Son élaboration est bien souvent un casse-tête pour les familles démunies. Comment offrir un repas mémorable, alors que l’on peine à se nourrir adéquatement au quotidien?

Nés d’une initiative de l’animateur à CHLT-Radio Rock Guertin, les paniers de l’espoir font désormais partie du paysage caritatif sherbrookois. En presque 40 ans, la fondation Rock Guertin a distribué plus de 310 000 boîtes de nourriture dans près de 50 000 foyers. Depuis la première année, l’enthousiasme des bénévoles et de l’équipe de la fondation est intact, mais les choses ont changé. L’aide est dispensée toute l’année pour soutenir divers organismes communautaires. De plus, la fondation offre, outre les paniers de l’espoir à Noël, des dépannages, des paniers de la rentrée scolaire et des paniers de Pâques aux familles dans le besoin. Les efforts continus et le cœur y sont toujours, car après tout « les gens ont faim à l’année, pas juste à Noël ».

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